L'Affaire de tous. Véritable mobilisation et termes de guerre durant la journée d'études organisée par la cellule de veille sanitaire ce mercredi au niveau de l'hôtel de la 1°RM à Blida consacrée à la prévention contre le virus de la grippe A/H1N1.
« Un espace de confrontation est offert par l'expérience de Blida pour la lutte et la prévention contre la grippe A » déclara M. Houari, Directeur de la Santé et de la Population pour la wilaya de Blida dès le lancement des travaux de la journée d'information ; « disséquer les causes et les conséquences ainsi que l'étude des mesures à apporter par cette journée qui demeure une halte pour mieux saisir l'ensemble » insistera le représentant du wali de Blida avant que ne précise le Dr Amrani, représentante du ministre : « Je tiens à saluer le haut niveau de conscience des autorités locales au moment de l'urgence de santé publique d'ordre mondial parce que c'est la première fois que nous vivons une pandémie et celle-ci nous permettra de mesurer l'efficacité de nos moyens et de nos services. »
Plus d'une centaine de médecins, professeurs, chercheurs et cadres de la santé étaient réunis ce mercredi à l'hôtel de la 1°RM de Blida pour suivre sept allocutions au programme et chacune importante dans son domaine. « Surveillance épidémiologique », « Virologie de la grippe A/H1N1 », « Modes de transmission et prévention », « Aspects diagnostiques et thérapeutiques » ont été les conférences données avant une première pause par les docteurs A. Hannoun, épidémiologiste à l'INSP, F. Derrar, virologue à l'Institut Pasteur d'Algérie, Aït Oubelli, épidémiologiste , Direction de la prévention au ministère et M. Meftah, infectiologue à l'EPH de Boufarik. Les caractéristiques du virus avaient été cernées ainsi que l'historique de sa venue au monde et sa multiplication. Le Dr Hannoun avait confirmé le chiffre donné par le Dr Amrani quant au nombre exact de cas avérés en Algérie, à savoir 157 cas au matin du 18 novembre. La période hivernale va multiplier le nombre par un nombre non encore déterminé et c'est ce qu'appréhendent les autorités au plus haut niveau de l'Etat, notamment dans la capacité de la prise en charge. Comme le dira le Professeur Soukehal, épidémiologiste au niveau du CHU Beni Messous , « Nous vivons en « live » un phénomène épidémiologique pour la première fois. L'urgence réside également dans la protection des porteurs à risque tels que le personnel médical, les enfants en bas âge et les femmes enceintes. Le terme de l'hygiène revenait souvent et chacun d'insister sur un environnement sain permettant de faire barrière à la prolifération des cas. Hygiène des mains, bionettoyage, nettoyage et entretien des objets des malades ; tout ce qui peut éviter la transmission par contact direct ou par gouttelettes. « Disponibilité au bon moment et au bon endroit » semblait revenir comme un leitmotiv durant cette journée qui aura vu l'annonce du début de la campagne de vaccination dès le mois de décembre.




