Condamnation de Omar Belhouchet et Chawki Amari

C'est avec colère et sans grand étonnement que j'ai appris la condamnation des libertés individuelles et collectives et celles des directeur et chroniqueur d'El Watan par un Pouvoir élu par bourrage des urnes et qui a toujours bloqué le processus démocratique.
El Merraoui Mahmoud, ex. député et membre fondateur du Front Démocratique non agréé.

El Watan, Edition du 15 mars 2008 > Médias
Condamnation de Omar Belhouchet et de Chawki Amari
Universitaires et intellectuels réagissent
Nous avons appris avec stupéfaction et consternation la condamnation en deuxième instance de Chawki Amari et Omar Belhouchet à deux mois de prison ferme pour dommages causés par un billet satirique au wali de Jijel paru en dernière page du quotidien El Watan.

La répression mise en œuvre contre la liberté de la presse nous rappelle des temps révolus où la justice coloniale fonctionnait comme un instrument de répression des mouvements politiques nationalistes. Tout comme en ces temps funestes, l'élection est pervertie et vidée de son sens par les manipulations systématiques de l'administration centrale. La presse est muselée par des codes restrictifs et n'exprime qu'une partie de l'opinion. D'une manière générale, la majorité de la population est privée de ses droits à la citoyenneté ou se dispense de les exercer, connaissant à l'avance le sort qui leur est réservé. Elle reste soumise à un droit et une justice qui puisent leurs sources ailleurs que dans les principes démocratiques. De nos jours, la justice apparaît comme une arme venant s'ajouter à beaucoup d'autres mises entre les mains du pouvoir exécutif. Elle est utilisée de manière efficace seulement quand elle s'attaque aux droits fondamentaux des citoyens de s'exprimer et de s'organiser librement. Elle apparaît comme un instrument parmi d'autres, mis à la disposition du gouvernement avec pour vocation spécifique le démantèlement de toute forme d'organisation autonome ou toute sorte de contre-pouvoir. Ainsi, depuis des décennies, se développe une justice aux limites de la légalité ou carrément hors de la légalité. Aucun conflit ne surgit entre autorités militaires, judiciaires et politiques sur son fonctionnement. Malgré des logiques divergentes, tous s'accordent sur les nécessités de la répression. Cela crée les conditions du rejet de la fonction judiciaire de l'Etat d'autant plus que ses détenteurs, en étant les seuls bénéficiaires, auront grandement aidé à cultiver toutes sortes de ressentiments chez ceux qui en sont exclus. En se préoccupant d'abord d'en faire son instrument, le pouvoir exécutif a fini par couper la société du droit de l'Etat. C'est ce lourd héritage du droit et de la justice d'exception en territoire d'exception que va avoir à endosser l'Algérie de demain.

Signataires :

Louisa Aït Hamou (universitaire), Daho Djerbal (universitaire), Ali Bensaad (universitaire), Mohammed Hachemaoui (universitaire), Selma Hellal et Sofiane Hadjadj (éditeurs, Editions Barzakh), Yassine Temlali (journaliste), Ghania Mouffok (journaliste), Adlène Meddi (journaliste et auteur), Fayçal Métaoui (journaliste), Sid-Ahmed Semiane (journaliste), Abdellah Benadouda (éditeur), Kamel Daoud, (journaliste-chroniqueur), Mohamed Larbi Merhoum (architecte), Leïla Oubouzar (architecte), Ghanem Laribi (architecte/paysagiste), Kaouther Adimi (étudiante), Yasmine Kacha (étudiante), Sofia Djama, Hakim Guettaf, Achouak Bahloul, Ali Redouane Chetouh, Amel Aïssaoui, Sarah Kharfi, Abdelkrim Badjadja (consultant en archivistique, Abu Dhabi), Cherifa Bouatta (universitaire), Aïssa Kadri (universite de Tours, docteur de l'IME), Nagette Aïn-Séba, Azeddine Layachi (St John's University of New York), Ourida & Yasmina Chouaki (USTHB d'Alger), Farid Cherbal (USTHB d'Alger), Nacer Djabi (université d'Alger, Bouzaréah), Hassan Remaoun(CRASC d'Oran), Nacéra Benseddik (archéologue), Farida Aït hamou (maître de conférences, USTHB), Nedjari Ahmed (Professeur, USTHB d'Alger).

Aux frères Belhouchet et Chawki
Après votre condamnation et même la condamnation de tous les journalistes de la presse écrite indépendante qui devient gênante pour le régime de la hogra et l'injustice, je dénonce le silence du ministère de l'Information actuel, car le défunt M. Belaïd, ex-ministre de l'Information, s'est prononcé en 1992, contre les pressions et le harcèlement judiciaire dont étaient victimes les journalistes. Je condamne ces pratiques qui brisent la plume des journalistes et qui portent atteinte au patriotisme, au combat pour la vérité, à la liberté d'expression. Ces pratiques poussent les courageux journalistes à l'exil.
Melouk Benyoucef (Affaires des magistrats faussaires)


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# Posté le samedi 15 mars 2008 12:01

GRINE à Blida

GRINE à Blida
Causeries blidéennes, Hamid Grine présente son dernier livre.
Foule à la librairie Mauguin de la place du 1er Novembre à Blida. C'était la reprise des "causeries" et un auteur prolifique et spécialiste de la communication dans la journée qui fut l'invité. Le roman "La Nuit du henné" imposa d'emblée un débat dense sur la place de la femme dans le pays, le retour à certaines pratiques de superstition, les supercheries et la nombreuse assistance féminine reconnut dans Hamid Grine un défenseur. Il fut charmeur et l'aprés-midi de ce jeudi 13 mars en appellera d'autres.
Hamid Grine annonça que le roman fait l'objet d'une étude de scénario et le film sera à coup sûr un succès.
L'Algérien englué dans son quotidien a besoin de "merveilleux" pour se soulager, c'est le message du roman.
A. M.

# Posté le jeudi 13 mars 2008 17:16

Libertés

Libertés
Libertés

Hasard de calendrier, la célébration de la journée de la femme coïncide quelque peu avec celle de la condamnation de Omar Belhouchet et Chawki Amari à des peines de prison ferme. Le ridicule ne tue point ! Il y aura sans doute des femmes qui vont rendre les fleurs qu'on leur offrirait ce jour ou les mettraient sur la tombe des libertés bafouées.
A Blida, des enseignantes et des employées ont exprimé dès la matinée leur soutien aux gens de la plume ; elles qui ont tant besoin de considération pensent aux autres même en ce jour anniversaire.
A. Mekfouldji

# Posté le samedi 08 mars 2008 06:09

Assez ou plus d'immeubles à Ben Boulaïd ?

Assez ou plus d'immeubles à Ben Boulaïd ?
¤ Ben Boulaid, 60 logements remis en question

Comment sera résolu le problème d'une coopérative immobilière bénéficiaire d'un espace pour la construction de logements participatifs semi collectifs en pleine cité forte de dizaines d'immeubles datant pour la majorité de l'ère coloniale ? Chaque partie assure qu'elle a raison et se défend par la présentation de décisions souvent contradictoires. L'entrepreneur assure, à travers les bénéficiaires, qu'il a en sa possession tous les papiers nécessaires dont le fameux permis de construire. Les résidents des différents quartiers s'opposent à cette construction qui leur limite davantage les espaces de jeux et ceux de détente. L'apc, dont l'exécutif est nouvellement formé, ne sait plus sur quel pied danser. D'un côté des papiers en règle, de l'autre des riverains en nombre important, un nombre justifiant à lui seul le respect des espaces encore libres et donc à préserver. Pour l'instant, une canalisation touchée accidentellement, ralentit les travaux, permettant ainsi de voir plus clair dans quelques jours.
A. Mekfouldji

# Posté le mercredi 05 mars 2008 09:13

Revue sur Blida

Revue sur Blida
Publication, Vision d'Algérie raconte Blida

Le n° 06 du magazine trimestriel de géographie et voyage « Vision d'Algérie » est entièrement consacré à la ville de Blida. Ali Brahimi, Youcef Ouragui et Khadidja Chouit en sont les auteurs. 22 photos anciennes et plus de 65 actuelles permettent une promenade où l'histoire de la ville, ses mosquées, ses portes, ses quartiers de Douirette et El Djoun ainsi que les sites de Chréa et du Ruisseau des singes dévoilent leurs charmes.
En vente en librairie à 200 DA

# Posté le mercredi 05 mars 2008 06:52